Il est des souhaits informulés et des espoirs secrets... Rain Of Wishes...

08 septembre 2009

Et pour une fois tout ça c'n'est pas qu'une putain d'illusion !

Et pour une fois tout ça c'n'est pas qu'une putain d'illusion !

J’aurai voulu qu’le temps s’arrête, et qu’la Lune reste pour toujours presque pleine. J’aurai aimé avoir devant moi une éternité simplement à leurs côtés. Et j’pense que même si les abysses n’ont jamais été aussi proches de moi que ce soir là, j’pense que j’les aurai rejoint pour rien au monde, car tout en cet instant précis me laissait croire que désormais tout irait bien. Après tout même moi j’ai l’droit d’avoir encore un espoir. Et puis je sais que s’ils sont là j’aurai la force de me battre à nouveau. Si j’entends leurs rires déments, si je les entends chanter encore, et si lorsque le vent se lève il m’apporte les échos de leurs disputes enfantines alors je pourrai sans doute oublier enfin à quel point le monde est traitre et savourer la vie. Parce que la vie c’est eux non ? Et sur cette plage déserte à une heure si tardive la vie avait un goût de paradis, et je n’avais nul besoin d’ouvrir des volets jusqu’alors fermé pour me rendre compte de cela car il me suffisait simplement d’ouvrir les yeux et de regarder autour de moi. J’préfère l’bonheur quand il est comme ça, quand il se laisse attraper docilement et qu’on peut l’apprivoiser petit à petit. L’apprivoiser jusqu’à s’en faire un environnement familier, jusqu’à être certains qu’on saura le retrouver quoiqu’il arrive. Et ni mes pensées torturées, ni le froid de la nuit, ni le temps qui passe si vite n’ont réussi à effacer mon sourire. Ainsi cette merveilleuse soirée scella ce merveilleux été, et avec lui les promesses d’avenirs radieux qui occupaient toutes mes pensées. Alors le cœur léger j’en suis venu à penser que finalement peut être bien qu’le bonheur est contagieux lorsqu’on accepte de le laisser s’approcher. Et ce soir, des souvenirs pleins la tête, je me dis silencieusement que j’ai hâte de continuer à vivre chaque jour à leurs côtés.

Kingdom of Wishes Acte II

.°sUuƙiᶆi °.

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26 juillet 2009

Il était une fois...

Il était une fois…

C’est pas la Belle au bois dormant, se serait plutôt la Belle insomniaque. La lady qui dort pas la nuit, sauf quand elle a l’mal de vivre. L’mal d’aimer. L’mal de tout.

C’est pas la Belle et le clochard, se serait plutôt la Belle et la fée. Dis pourquoi moi j’peux pas voler ?

C’est pas la Belle et la bête, j’vous l’ai d’jà dis la Belle n’est pas si bête…

Puis tout ça c’est du déjà vu n’est ce pas ?

Ma Belle a moi, c’est la Belle qui voulait être aimée. Elle collectionne les déceptions et elle les chante dans ses chansons.

Il était une fois une petite fille que la vie n’avait pas épargnée. Elle avait pas d’méchante belle-mère et n’voulait pas d’souliers de verre. A sa naissance les fées n’ont pas prononcés de souhaits au dessus d’son berceau. Mais la vie lui a fait cadeau d’un problème de taille, qu’elle devait appeler maitre à cause d’une histoire de coca. L’problème c’est qu’il est incompréhensible c’problème. Mais  c’est le propre d’un problème non ? Il s’est coller à elle, jusqu’à l’empoisonner de son enseignement. Il s’est nourrit de sa substance vitale, en prenant bien garde de toujours en laisser pour les prochaines fois. L’problème sans la Belle n’serait plus un problème. Il n’serait rien du tout. Et la Belle sans c’problème elle serait bien tranquille mais elle n’s’en défait pas. Car comme on dit dans c’pays chacun à sa malédiction.
Ta malédiction à toi c’est moi.

Hey la Belle met tes souliers de verre ce soir j’t’emmène danser, comme ça tu m’diras pendant qu’j’te fais tourner, la tête le corps et la raison, tes secrets bien gardés.

Toi l’Aimée toi la Belle, toi qui penses n’être rien, ce soir j’t’emmène danser. Et ton corps contre moi tu n’auras plus l’choix que d’m’avouer enfin comment on fait, pour Aimer comme ça.
Et si tu n’avoues rien je n’aurais d’autres choix que de prendre mon fouet.

Il était une fois une jolie jeune fille qui avait l’vertige. Irrémédiablement attirée par le vide elle se laissait tomber du haut d’une falaise et se rattrapait aux rochers coupants, juste avant de toucher l’eau. Un jour la jolie jeune fille est tombée dans les bras d’une fée qui passait là. Elle a toujours l’vertige, mais elle aime tellement voler avec la fée, qu’elle n’se laisse plus tomber. Depuis sur la falaise, il y’a une ombre qui regarde la mer s’briser sur les rochers, et qui regarde la Lune s’refléter dans l’eau tourmentée.

Il était une fois une ombre qui avait l’vertige. Irrémédiablement attirée par le vide…

La Belle qui voulait être aimée acte III

.°sUuƙiᶆi °.

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Fée aquatique

Fée aquatique :

Un jour je vais t’ensorceler tu sais jolie fée si tu continues à lire ainsi tous mes sortilèges ratés… Un jour je vais t’entrainer avec moi dans ce gouffre sans fond. Ce serait dommage que tu ne puisses plus voler. Parce que c’est tellement beau quand tu agites tes petites ailes dorées si fragiles.

Toi tu veux juste m’aider. Mais dis tu la connais toi ma maladie ? Si tu veux vraiment m’aider alors arrête de lire et va voler un peu dans les airs supérieurs.
Ceux qui sont purs et frais.
Ici une simple bouffée d’air et te voilà intoxiqué.

Tu sais jolie fée, j’aurais bien voulu que tu succombes à mon charme.

Comme ça j’t’aurai volé tes ailes,

j’t’aurai pris ton sourire,

j’t’aurai enchainée à moi,

jusqu’à ce que tu n’puisses plus t’enfuir.

Dis que fais-tu ici ?
Tu sais qu’il n’y’a pas de place pour les fées dans les abysses ?
Et ne me réponds pas que s’il n’y a pas de place pour les fées tu deviendras un poisson volant. Parce que c’est moins mignon. T’aura qu’à d’venir une fée aquatique si tu tiens tant à moi.

Un jour je vais te dévorer tu sais jolie fée, si tu continues à voler devant moi comme ça.

Dis elle est où ma Lune ? N’avais tu pas promis de me la ramener ? Ou j’ai encore rêvé…

Ou bien n’y a-t-il plus de place pour une âme égarée à tes côtés ? Tu sais j’ne veux pas qu’on t’aime trop car sinon mon amour à moi il deviendra insignifiant…

Je suis égoïste et triste.

[Je m’perds à p’tit feu, lentement mais sûrement.]

T’inquiète j’ai pas encore touché l’fond. J’vois toujours la lune d’ici. Et si tu passes devant, en volant, la nuit, j’verrai sûrement ton ombre…

Je n’demande pas grand-chose… Juste que tu m’appartiennes.

Pour l’reste tu es libre de faire ce qu’bon te sembles.

Tant qu’t’arrêtes pas d’voler.

Jolie fée.

La fée qui ne savait pas qu'elle volait Acte II

.°sUuƙiᶆi °.

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25 juillet 2009

Eperdument

Eperdument :

~

J'pourrai faire semblant
Tu sais,
D'être un passant
Et de t'aimer.
J'pourrais faire semblant
Tu sais
Comme tous ces gens
Sans épopée

Qui vont qui viennent.
Qui vont qui viennent vainement.
Mais j'ai peur que tu m'aimes.
Ils vont ils viennent.
Ils vont ils s'aiment éperdument.

J'pourrais t'faire croire,
Parfois,
Que j'pense à toi dans le noir,
Dans mon lit dur et froid.
J'pourrai t'faire croire,
Parfois,
Qu'il y'a encore un espoir.
Et toi et moi

On va on vient.
On va on vient vainement.
Pourquoi tu me retiens ?
On va on vient.
On va on s'aime éperdument.

~

La fille qui ne voulait pas aimer Acte IV

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Je n'ai ni queue ni tête

Je n'ai ni queue ni tête :

Parait qu’0n c0nnait mieux
Le Lune que les abysses,
Parait qu’tu m’c0mprends, de tes grands yeux c0mplices,
Et qu’si jamais elle v’nait à t0mber j’la suivrais.

Parait qu’si tu fais 3 s0uhaits en y cr0yant très f0rt et que tu fais 3 nœuds en les serrant très f0rt
Ils v0nt s’réaliser…

J’en ai fais qu’deux, ça compte quand même ?

Je veux juste savoir si tu m’aimes… Si tu m’aimes quand même.

Un

Deux

Trois

Comme une douce mélodie sur ses lèvres, t’arrêtes donc pas d’chanter Princesse, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Je n’ai ni queue ni tête.

Pourtant je vous répète de ne pas vous en faire.

Car j’en fais mon affaire.

C’est mon monde que tu regardes ainsi pauvre fou ?

Elle a volé le cœur de la petite fée.
Celle qui volait.
La Belle n’est pas si bête, elle a laissé ses lames à ses conquêtes passées, elle feignait la tristesse pour mieux être aimée, mais a rendu ses larmes à ceux qu’elle a laissés.

Alors Princesse on s’arrête là ? Où n’en as-tu pas encore assez ?

Peut être que tu souhaites simplement contempler l’étendue des dégâts. A force de ne rien faire et puis de rester là de n’en faire qu’à ta tête et de partir là-bas, où je ne peux t’atteindre, tu me perdras tu vois ?
Mais peut être que tu t’en fous ?

Est-ce mon monde qui vous fait rire ainsi pauvres fous ?

Bienvenue au Royaume des Souhaits, car ici il n’est rien qui ne soit exaucé, mais il n’est surtout rien de concret. Tout n’est que pur fantasme et irréalité.

Parait qu’il y’a une mer de la sérénité où j’f’rais bien d’me baigner, mais qu’c’est qu’un grand cratère qu’on a appelé mer.
Parait qu’il pleuvra. Sûrement d’ici ce soir.
J’l’entends qui murmure comme un Leitmotiv qu’il pleuvra p’t’être assez pour remplir à ras bord la mer d’la sérénité.
Est-ce que quand l’vent souffle très fort dans l’espace, l’drapeau Américain s’balance fièrement du haut d’son mat dans son désert lunaire ?
Parait qu’l’drapeau que la nation Américaine avait planté là haut pour marquer son passage n’est pas resté planté droit comme un piquet, fier empire colonial.

J’ai fais juste deux nœuds, mais j’ai serré très fort.

Et si c’est du sang qui coule des étoiles doit on remplir la mer quand même ?

Et si c’est moi qui tombe croyez vous qu’elle tombera avec moi ? Car après tout ces abysses inexplorés n’appellent plus que moi.

Kingdom of Wishes Acte I

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26 juin 2009

Parfois les rêves s'effacent

Parfois les rêves s'effacent:

~
C0mme une légère envie d’v0mir,
D’cracher sur ta b0nté.
C0mme une légère envie d’m’enfuir,
D’dégueuler à tes pieds.
J’me sens pas bien,
T’inquiète c’est rien…
Ca ira mieux demain.
0u ça ira m0ins bien…
Parf0is n0s rêves s’effacent p0ur faire face au présent,
Parf0is ils laissent la place à d’autres s0uhaits plus grands…
M0i j’sais pas, je rêve pas…
M0i j’sais pas, c’est c0mme ça.
C0mme une légère envie d’v0mir t0ute cette hyp0crisie,
D’cracher sur ta b0nté et sur t0us tes s0urires.
C0mme une légère envie d’m’enfuir l0in de ce m0nde p0urri,
D’dégueuler à tes pieds et de plus revenir.
J’me sens pas bien,
T’inquiète c’est rien…
Parf0is n0s rêves s’effacent et y’a rien à la place,
Que le vide, que la peur, et t0utes les menaces.
J’ai juste envie d’v0mir,
Mes esp0irs, mes désirs…

~

La fille qui ne voulait pas aimer Acte III

.°sUuƙiᶆi °.

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25 juin 2009

Que le temps passe vite...

Que le temps passe vite...

Taciturne.

Je suis taciturne...

Taciturne.

~x.X.x~

Que le temps passe vite… Hier encore nous étions jeunes, nous étions fort, hier était un autre jour. Et chaque instant qui avance ouvre un peu plus profond les entrailles de mes peurs. Est-ce qu’un jour je serai comme les autres ? Tout ceci n’est que pure folie. Je voudrai me glisser dans la foule et passer inaperçue. Je ne veux plus qu’on prenne mes silences pour de l’ignorance. Si je ne parle pas, c’est parce que mes mots vous blesseraient surement, si je ne parle pas c’est parce que ce que j’ai à dire n’est ni beau ni drôle, si je ne parle pas c’est parce que vous ne saurez certainement pas recevoir ce que j’ai à vous dire.

Pour commencer je ne vous aime pas, ou alors pas comme il faudrait. D’ailleurs il y’a trop peu de choses que j’aime. Ou alors il y’en a trop que je n’aime pas…

Et que les choses soient bien claires, vous aurez beau m’aimer, je ne vous aimerai pas pour autant. Ah ça, il fallait vous y attendre. Vous avez voulu jouer avec l’amour vous voilà bien attrapé, car c’est bien un sentiment ingrat l’amour, on aime mais on est loin d’être aimé en retour. Très peu pour moi. Vous n’m’aurez pas à ce jeu là. Pas moi…

Pourquoi j’pleure alors ? Pourquoi la nuit existe ? Pourquoi aujourd’hui encore je doute ?

J’veux pas t’voir… Et j’veux pas m’attacher à toi. S’attacher aux autres c’est du suicide. Tôt ou tard on finit par en souffrir.

Je ne t’aime pas.

Et je le répéterai autant de fois qu’il faudra.

Je ne t’aime pas.

Que le temps passe vite

Taciturne.

Je suis taciturne...

Taciturne.

~x.X.x~

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La fille qui ne voulait pas aimer Acte II

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16 juin 2009

"qu'on lui coupe la tête"

« Qu’on lui coupe la tête ! »

~

Tu veux qu’0n t’aime, un peu, pas tr0p,
Tu veux p0uv0ir le tr0uver beau,
Tu veux qu’il n’y ai pas d’lendemain,
Tu veux maîtriser t0n destin.
Un am0ur d’un s0ir
Une lueur d’esp0ir.
Tu veux partir sans t’ret0urner.
Tu veux préserver ta fierté.
Tu veux 0ublier ces m0ments
Mais te s0uv’nir de chaque instant.
Tu n’sais pas s’que tu veux.
Tu veux le m0nde, tu veux ses yeux
Ses beaux yeux plantés dans les tiens
Ces m0ts pr0n0ncés l’air de rien.

.

.

.

« Crime passionnel, avoues tes péchés, crime passionnel, dis que tu le ferais » murmurent les voix à ton oreille. « Crime passionnel » tu secoues la tête, tu deviens timbrée, mais t’façon tu l’savais, tu l’as toujours été. Toi tu aimes avec ton âme, pas avec ta tête, tu aimes quelques part au fond de toi, là où personne ne va, là où ça fait si mal, là où ça rend fou, complètement fou. « Crime passionnel » continuent les voix dans ta tête.  «  J’le ferai pas » dis tu tout bas, juste comme ça, juste pour toi-même,  « j’pourrai pas… Mais si tu pouvais m’appartenir par ta mort… ». Exigeante, intolérante, tu n’penses qu’à toi n’est ce pas ? Même pas… Tu voudrai bien qu’les autres pensent ça, mais c’n’est même pas l’cas. Tu penses juste plus que les autres. A toi. A eux aussi. Et y’a les voix dans ta tête qui t’disent d’faire des choses. T’es pas folle. Tu l’sais qu’t’es pas folle n’est ce pas ? Mais parfois tu t’poses sérieusement la question quand tu vois comment ils réagissent… Tous. C’est eux les fous. Eux tous. Car personne ne parle dans leur tête. Personne ne murmure à leur oreille « crime passionnel »… C’est eux qui croient être vivant alors qu’ils aiment avec leur tête. Pire. Ils aiment avec leur cœur ! Ce muscle plein de sang. Ils aiment avec leur sang. Leur sang qui boue dans leurs veines. Toi tu aimes pas comme eux, c’est plus profond, tu choisis pas. T’es comme ça c’est tout. Tu sais même pas pourquoi. D’ailleurs tu veux pas tellement l’savoir. Après tout y’a plus important. Tu voudrai qu’on t’appartienne. C’est ça ton désir le plus profond. Enfermer les gens dans ton âme. Mais si par mégarde tu y arrives tu prends peur. Ton âme elle fait un rejet. Elle veut rester seule. Mais tu veux d’la compagnie. « Crime passionnel ». Oh et puis zut. Zut. Après tout toi tu t’ne fous des autres !
Tu remets ta couronne, tu observes ton royaume, après tout tu t'en fous des autres... Tu reignes sur tout ça. Tes pensées, ton monde intérieur. Tu es la seule à pouvoir choisir ici...

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.

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Tu veux qu’0n t’aime, un peu, pas tr0p…

Tu n’sais pas s’que tu veux.
Tu veux le m0nde, tu veux ses yeux
Ses beaux yeux plantés dans les tiens
Ces m0ts pr0n0ncés l’air de rien.

~

La Princesse qui ne savait pas ce qu'elle voulait Acte I

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15 juin 2009

Je déteste ta nuit...

Je déteste Ta nuit...

Noire.

Il fait nuit noire.

Lumière artificielle s’échappant de l’écran d’ordinateur où tu fixe tes yeux vides. Musique incessante dans le casque posé sur tes oreilles. Chanson qui passe en boucle. Même rythme, même paroles, recommençant… N’en as-tu pas assez ? Si. En fait si, tout ça, ça te saoule… Toi tu veux juste partir, le plus loin possible d’ici. Alors tu t’évades, drogues artificielles de ton esprit torturé, tu t’évades dans ton monde douloureux, tes pensés. Pourquoi restes-tu assise là ? Ne sens-tu pas que je t’observe, là, sens-tu mon souffle sur ton cou ? Ton maigre cou fragile… Tu renonces à la vie, tu renonces à tes rêves, depuis maintenant 3 ans, tu renonces à y croire. Et pourtant malgré toi, tu restes là, sans bouger. Et la chanson recommence.

En boucle.

Inlassablement.

Même paroles.

Même musique… Quand te décideras-tu enfin à te retourner ? Un regard furtif en arrière, juste pour apercevoir ne serait ce que mon ombre. Quand te décideras-tu enfin à quitter ce monde artificiel que tu t’es crée ? Noire. Il fait nuit noire. Et les murs de ta chambre renvoient les ombres hostiles des meubles, les ombres effrayantes de ce qui fait encore partie de ce monde. Tu m’échappes tu sais ? Tu m’échappes et je ne peux pas t’en empêcher… Tu t’enfuis, tu te fuis toi-même en essayant de fuir cette réalité qui te déplait tant. Le monde est loin d’être parfait tu sais… Toi, tu ne peux pas pardonner. En tout cas tu ne lui pardonnes pas. Du moins c’est ce que disent tes yeux. Et tes mains qui tremblent. C’est ce que dit la nuit aussi. Et moi c’est ce que je pense, sans le dire, ou alors je le dis très doucement en espérant que tu l’entendes, ou peut être pour que tu ne l’entendes pas. Juste comme ça pour me donner bonne conscience. Ton téléphone posé à côté du clavier où tes doigts reposent inertes, éclaire à son tour la pièce.

Une fois.

Deux fois.

Tu secoues légèrement la tête pour t’arracher à ton monde et revenir dans le notre.

Un message. Juste un message. Tu souris. Tu répondras plus tard. Si tu y penses. Tes doigts s’agitent. Tu vas de sites en sites. Tu écris. Toi tu crois que tu parles mais en fait tu écris. Cela fait bien longtemps que tu n’as plus parlé. Je veux dire vraiment parler, pas juste pour meubler une conversation.

Tu t’ennuis.

Lui aussi.

Il te dit que vous avez cas partir tout les deux, comme ça l’air de rien, sans y penser. Tu lui réponds que c’est d’accord. De toute façon vous ne le ferez pas, et tu le sais très bien. Là tu penses à ta mère maintenant. Pardon maman. Pourquoi penses-tu toujours à ta mère dans ce genre de moment ? Ou peut être que tu n’y penses pas en fait… J’ai juste eu l’impression que tu avais pensé à elle… Si tu n’y penses pas j’y penserai pour toi. Pardon maman… Il est tard. Tu éteins la musique. Elle te saoule elle aussi, la musique. Toujours la même. Mais tu as beau l’éteindre elle te reste dans la tête. Alors tu chantonnes doucement entre tes lèvres pincées « Dis moi oui ».

Combien de temps es-tu restée assise là au juste ?

Toi-même tu ne le sais pas, mais la lumière dans la chambre a changé. Le jour se lève. Et une fois encore tu lui en veux de venir si tôt. Tu avais promis d’aller dormir avant que le jour se lève. Tu dis au revoir vite fait comme ça, en pensant à autre chose. Ou plutôt tu écris. Je déteste la nuit. En fait non. Je déteste Ta nuit. Car c’est elle qui t’éloigne de moi, même si tu prétends le contraire. Je déteste Ta nuit et tout ceux qui la peuplent, tes cauchemars tes peurs et ces gens qui te font des promesses qu’ils ne tiendront jamais.

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Celle qui s'en foutait

Acte I            

.°sUuƙiᶆi °.†       

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Larme de sang

Larme de sang:

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Larme de sang, coule, coule lentement. Larme de sang, coule, enfuis-toi vainement. Tu ne panses pas ses plaies, et tu ne lui fais pas oublier, qu’elle voudrait

Etre aimée.

Larme de sang, glisse sur son bras. Larme de sang, emporte avec toi, les douleurs, et à chaque instant, un morceau de son cœur, dans ton sang.

Tu es perfide, tu es mauvaise, larme de sang, tu lui fais des promesses que jamais tu ne tiendras, uniquement pour vivre un instant sur son bras. Tu lui dis des mots doux, pour qu’elle cède à ton charme, tu lui dis que tu l’aimes, toi au moins, toi tu l’aimes, et elle cède à ton charme. Et finalement elle se fait mal, tu lui fais mal larme de sang, ce n’est pas ce qu’on voulait toi et moi… Tu voulais juste vivre, elle voulait être aimée, je n’voulais que son bonheur, mais je n’l’ai pas aimée, ou pas comme elle voulait. Si tu savais comme nous sommes semblables, toi et moi, larme de sang. Nos vies sont éphémères, fragiles, et on vit à travers elle, à ses dépends, larme de sang.

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Maintenant, pars, être fragile, maintenant fuit devant l’étendu des dégâts. Tu ne seras plus là ce soir, lorsqu’il faudra panser son âme. Tu ne seras plus là et se sera à moi de boire à sa substance vitale. Il ne restera de toi qu’une mince cicatrice sur la pâleur morbide de sa peau. Il ne restera de toi qu’un souvenir, qu’une image…

Tu n’l’auras pas aidée.

Larme de sang, coule, coule lentement. Larme de sang, coule, enfuis-toi vainement. Tu ne panses pas ses plaies, et tu ne lui fais pas oublier qu’elle voudrait

Etre aimée.

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La Belle qui voulait être aimée acte II

.°sUuƙiᶆi °.

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